Parce qu’on ne peut pas tous avoir vu Star Wars VII, Cafoutch a vu Interstellar après tout le monde

(Je sais, ce titre est interminable, mais je me rattrape avec un article plutôt court)

Au cœur d’un week-end à deux de tension, où tout a été rendu compliqué par une fatigue brutale et sans raison véritable, je me suis confortablement calé dans le canapé et me suis préparé à m’endormir devant Interstellar.

interstellar cover

Je crois que je n’ai pas cligné des yeux une seule fois pendant les 162 minutes du film. Ce film frôle la perfection.

Christopher Nolan est un grand réalisateur, un de mes préférés.

Nolan, le réalisateur derrière la mèche
Nolan, le réalisateur derrière la mèche

Je n’ai pas tout vu du monsieur – Insomnia, dont on m’a dit le plus grand bien, manque par exemple à ma culture. Al Pacino face à Robin Williams dans un Nolan, je ne comprends pas bien comment je peux avoir raté ça… – mais depuis que j’ai découvert son œuvre avec la claque Memento, j’aime tous ses films. Leur scenarii brillants, complexes (tarabiscotés?) et surprenants, leurs univers magnifiquement mis en images, leur thèmes et leurs enjeux, leur castings. Tout me plaît.

Non. Pardon. C’est faux. The Dark Knight Rises reste pour moi une sortie de piste incompréhensible et un final catastrophique à la trilogie Batman.

traduction : la légende prend un mur.
Traduction : la légende prend un mur.

Je suis peut-être un peu catégorique (malgré mon habituel sens de la mesure), je m’en rends compte, mais la déception fut à la hauteur de mes attentes après un Begins jouissif et un Dark Knight exceptionnel. Il faudra sûrement que je le revois un jour pour vérifier si les bonnes idées (nombreuses) et les scènes d’anthologie (l’intro notamment) peuvent me faire oublier les mauvaises (trop nombreuses / l’intro notamment). Après The Hobbit (lien), je ferai peut-être un Angry Nerd 2 consacré à ce film.

Mais je digresse. Revenons à Interstellar, qui est peut-être le meilleur film de Nolan à ce jour.

La jaquette du DVD affiche un gros « Chef-d’oeuvre ».

Bon, là c'est le Blu-Ray, mais c'est pareil !
Bon, là c’est le Blu-Ray, mais c’est pareil !

Un procédé qui me fait généralement douter immédiatement, mais qui, pour le coup, tombe juste. Interstellar est un putain de chef-d’oeuvre, dont j’ai mis la nuit à me remettre.

Le scénario se met en place lentement mais sans longueur. L’univers et le background des personnages est amené de façon subtile. Les enjeux du film, plutôt massifs – la survie de la race humaine, les relations père/fille, l’absence, le sens de l’humour robotique etc… – sont traités de façon certes émouvante, mais jamais dans la lourdeur (on est très, très, TRES loin d’un Armageddon par exemple).

Pere-filleLe parti pris « hard SF » fonctionne, malgré ses explications pseudo scientifiques parfois un peu obscures et quoi qu’aient pu en dire quelques critiques tatillonnes. Certaines idées sont à la fois brillantes et méchamment cool (reprenez mon R2D2 et filez moi un TARS!) et certaines scènes sont épiques (Gravity ? Mouais, pas mal…). Même la fin se paye le luxe de ne pas être larmoyante.

Aussi moche qu'un produit Apple en 2015, mais tellement plus cool.
Aussi moche qu’un produit Apple en 2015, mais tellement plus cool.

Certes, tout n’est pas parfait. Certaines surprises n’en sont pas, certains passages sont confus, d’autres semblent trop en décalage ou scénaristiquement bancals (difficile d’être beaucoup plus précis sans spoiler. Pour ça je vous laisse aller voir l’Odieux Connard). Mais ces quelques petits défaut ne représentent pas grand chose quand on se laisse porter par ce film aussi beau que bon.

Vous trouverez un autre avis « pour » et en images, sur la chaîne de l’excellent Fossoyeur de Films : https://youtu.be/2hI1XyJZtXE.

Et vous trouverez donc aussi le démontage en règle du film chez l’hilarant Odieux Connard : http://unodieuxconnard.com/2014/11/14/interstellar-le-script-aux-trous-noirs/.

Parce qu’on ne peut pas tous avoir vu Star Wars VII, Cafoutch a vu Interstellar après tout le monde