Parental advisory comic books (or not)

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Sache le bien, nouveau lecteur, je suis un grand amateur de bandes dessinées !

Les lecteurs fidèles (du moins ceux qui ne sont pas déjà décédés durant la canicule actuelle) le savent déjà. J’essaie juste de te faire rattraper ton retard sans que tu aies à relire le blog depuis le début. D’autant que les articles apparaissent anti-chronologiquement, je sais, c’est pénible. Ceci dit, devant tant de culture et d’humour, je ne saurais que te conseiller de pas trop faire ta feignasse et de me lire tout ça en silence. Vas-y, je t’attends avant de poursuivre !

C’est bon ? Ça valait le coup, non ?

Je disais donc, la BD, c’est bien. Surtout la petite sélection ci-dessous !


Sex Criminals

sex-criminals,-tome-1---un-coup-tordu-609476Oui, je suis putassier et démago, je commence avec le comic book qui parle de cul.

En revanche, rangez vos mouchoirs de suite, on n’est pas chez Jacquie et Michel. Ni même chez Serpieri. Même pas chez Manara…

manara
Nope ! Sorry…

Quel intérêt ? me demanderez-vous alors. Celui de préserver nos belles forêts, déjà.

Sex Criminals est bien une BD pour adultes, mais ce terme a ici un sens plus noble que « pornographique ». Alors oui, ça parle de cul. Beaucoup. Tout le temps. Mais ça en parle bien, frontalement, sans tabou, sans fausse pudeur et surtout avec beaucoup d’humour. Le sexe est ici un élément central de l’histoire sans pour autant en être le but. Je m’explique avec le pitch.

Le pitch, donc : Sex Criminals raconte l’histoire de Suzie, une bibliothécaire en passe de perdre son boulot. Suzie possède un super pouvoir : celui d’arrêter le temps lorsqu’elle a un orgasme. Au détour d’une soirée, elle va rencontrer Jon, un acteur/secrétaire, coucher avec lui et découvrir qu’il possède, lui aussi, ce même pouvoir un brin chelou. Ensemble, ils vont vouloir sauver le boulot de Suzie, quitte à devenir des criminels (d’où le titre, vous suivez ?). Évidemment, tout ne va pas bien se passer. Oui, parce que sinon, ce serait aussi chiant qu’un porno après avoir pris son pied.

20150309_192207i4Entre le passé peu glorieux de Suzie et Jon, leur relation un peu particulière, la découverte et l’utilisation respective de leur pouvoir, les conséquences de leurs actions et leur démêlés avec la police du sexe, il y a déjà beaucoup à se mettre sous la dent. Mais le tout est en plus servi avec un talent d’écriture indéniable et le bouquin est bourré d’idées géniales (la scène mettant en scène la reprise de Fat Bottom Girl de Queen par Suzie est une de mes préférées).

Gros plus : vous pourriez bien apprendre quelques trucs.

Sex Criminals, par Matt Fraction (scenar) et Chip Zdarsky (dessins). En cours de publication. Deux recueils parus en VO chez Image (débrouillez-vous pour la VF, je ne mange pas de ce pain-là)


Mouse Guard (Légendes de la Garde, en VF)

Mouse-Guard-v1-Fall-1152-GN-CoverQuittons un instant les bas-fonds du stupre et de la luxure, pour faire un voyage plus onirique vers des rivages imaginaires.

Bon, ne vous fiez pas à cette intro, la poésie et moi, on est plus copain depuis le jour où elle m’a jeté de la bouffe dessus à la cantine. Une sale histoire (rires chez vous !).

Bref, revenons à nos moutons. Et en l’occurrence, nos moutons sont des souris.

Mouse Guard suit les aventures de quelques membres de la garde chargée de protéger les cités et le territoire des souris contre des prédateurs aussi nombreux que gigantesques (serpents, fouines, rapaces et même ours).

Mouse-guardMouse Guard est simple mais pas simpliste. Pas de twist alambiqué, pas de quête tordue et pas de magie, si ce n’est celle de voir des petits animaux tout mimi se balader avec des lances sur le dos d’autres animaux tout mimi.

La vraie magie est ailleurs dans cette histoire en trois volumes (et quelques). Elle est dans les magnifiques dessins de David Petersen. Elle est dans le souci du détail qu’il a eu à construire un univers médiéval cohérent et, somme toute, réaliste. Elle est aussi dans la construction de ses personnages auxquels on s’attache, presque malgré nous, et pour qui on tremble…

crop-untitledEt si le premier volume plante le décor, déjà superbe, les deux suivants vous emportent dans l’Aventure. Oui, avec un grand A ! Du genre que de nombreux auteurs de fantasy rêveraient d’écrire.

En un mot : épique !

Mouse Guards (Légendes de la Garde), par David Petersen. Série terminée ? Trois volumes pour la série principale, chez Archaia (en VO of course).


Saga

515jeiadAzL._SY344_BO1,204,203,200_Si vous aimez la SF, ne serait-ce qu’un peu, vous DEVEZ vous procurer Saga !

Guerre intersidérale, aliens en tous genre, chasseurs de prime, amour impossible, fantômes, prostituées, auteurs de romans à l’eau de rose, robots, soap opéras, pouvoirs psychiques et vaisseaux spatiaux. Tout y est ! Et Star Wars n’a qu’à bien se tenir !

Saga_-Zone_015L’histoire est touffue mais haletante. Tout tourne autour de la narratrice, Hazel, nouveau-né d’un amour entre un Roméo à corne (Marko) et d’une Juliette ailée (Alana) et qui pourrait bien faire comprendre aux mondes en guerre que la paix est possible. Mais comme la guerre arrange bien les puissants, Hazel et ses parents sont traqués.

news_illustre_1363628122_842Saga est aussi drôle, intelligent, fou, violent, sexy et pas manichéen. Saga est cool, aussi bien écrit que dessiné.

Et Saga ne fait que commencer !

saga_005_coverSaga, par Brian K. Vaughan (scénar) et Fiona Staples (dessins). Quatre recueils parus chez Image.


Daytripper

71+CEZqfxDLSi pour vous les comics ne se résument qu’aux super-slips, c’est que 1) vous n’avez jamais lu ce blog, 2) vous n’avez même pas lu ce qui précède et 3) passez votre chemin ! Vite ! A tout jamais !

Daytripper est un « one shot » (c’est plutôt une courte publication, mais comme il existe maintenant un recueil, vous allez pas chipoter) qui pousse à la réflexion, voire à l’introspection. Daytripper est un poème épique, beau et envoutant. Pourtant, Daytripper est, dixit ses auteurs, une histoire sur des moments où il ne se passe rien, tous ces moments suspendus entre deux évènements d’une journée, d’une vie.

DAYTRIPPER-illus1-380Et la vie, il en est beaucoup question dans Daytripper. Tout comme la mort, l’amour, la famille, l’amitié, l’enfance… Les chapitres composant cette… oeuvre (allons-y carrément) sont autant  de réflexion profonde sur ces sujets universels.

Oui, j’emploie des grands mots, je sais, mais ça vaut le coup.

Daytripper-Love-652x1024Oh, j’oubliais, chaque chapitre est une tranche de la vie de Brás de Oliva Domingos, fils d’écrivain célèbre marchant dans les pas de son père. Bràs à 32 ans, Bràs à 28 ans, Bras à 52 ans… Chacune des étapes cruciales de sa vie nous sont contées, comme chacune de ses morts qui concluent invariablement ces chapitres.

Déroutant au départ, révoltant presque, ce procédé, comme la construction apparemment anarchique du récit, prends son sens au fur et à mesure de la lecture et on referme le livre en savourant un cocktail d’émotions.

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Daytripper, par Gabriel Bâ et Fabio Moon. One shot chez Image.

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