Si toi aussi tu sais lire, lis La Tour Sombre !

A priori, si vous faites partie des 8 lecteurs de ce blogs qui ne tombent pas ici par erreur après une recherche des mots clés « choisi ta France », vous savez lire. Ou alors vous ne venez ici que pour les zoulies zimages, auquel cas, ce texte est inutile et vous ne savez pas vous servir d’Internet. Parce qu’avec deux ou trois mots clés bien choisis on tombe sur des images vraiment intéressantes. Mais je digresse…

Donc vous savez lire.

Et si vous savez lire, vous devez… Pardon… Vous DEVEZ lire des livres. Je sais qu’à l’heure actuelle ça peut paraître étrange de pas tout faire devant un écran, mais il existe des objets, souvent assez classieux, réalisés tout en papiers et qui contiennent non seulement des mots imprimés mais surtout des claques de folie.

Pour pas faire mon vieux de base et éviter de lancer un débat bien stérile, vous pouvez à la limite lire sur tablettes ou livres électroniques, mais je reste un ardant défenseur de l’objet papier. Déjà, parce que tout n’existe pas encore en version numérique et puis pour pouvoir ranger le bouzin dans une bibliothèque après lecture (ça fait joli dans le salon et ça se prête aux amis).

L’une des claques en question en ce qui me concerne, c’est La Tour Sombre de Stephen King.

Pour une fois que le titre est traduit tel quel tout en restant classe...

Si vous avez tout de suite pensé à Ca, Le Fléau, Shinning ou Misery, bravo, vous avez raison, ce sont bien des ouvrages de King (probablement parmi les meilleurs en plus, vous êtes balaises). Mais la Tour Sombre n’a rien à voir avec l’univers horrifique si cher à l’auteur (même si des passerelles existent, j’y reviens plus tard) et peut plaire aux anti-King (sauf si son style d’écriture vous file vraiment des boutons) comme aux amateurs de fantastique en général.

En guise d’introduction, et pour placer l’ouvrage au niveau qu’il mérite, La Tour Sombre est le chef d’œuvre de Stephen King, la colonne vertébrale de toute sa carrière. Commencé dans les années 70, avant même Salem ou Shinnig, il a fallu douze ans à King pour terminer Le Pistolero, premier tome de cette épopée. Et seulement le premier jet en plus, puisque King a récemment retravailler son texte pour qu’il colle plus à la suite de l’histoire et soit un peu moins ésotérique. Et, malgré la parution en 2004 de la fin (magistrale) de l’histoire, il continue à y travailler puisqu’une sorte de préquelle doit paraitre cette année.

Bon, là je m’aperçois que je m’enflamme sans vous poser le contexte. Le roman compte 7 tomes. Il est donc impossible d’en faire un résumé concis et clair. Mais je vais essayer de poser quelques bases.

Imaginez le monde des chevaliers de la table ronde (Arthur, Lancelot, Merlin, je pense que ça parle à tout le monde). Virez les armures et les épées et remplacez les par des pantalons en bleu de Nimes et des révolvers. Vous obtenez l’univers du héros, Roland, dans sa jeunesse. Fils du patron du coin et descendant d’un certain Arthur, il va devoir faire ses preuves pour devenir un Pistolero sans peur et sans reproche dans un contexte géopolitique pas cool. Sauf que l’histoire ne commence pas là.

Elle commence bien des années plus tard, après une catastrophe type Armageddon nucléaire. « Le monde a changé » et pas en bien. Les rares survivants vivent repliés sur eux même au milieux de déserts, à la merci de « lent mutants » et de fous (on dirait Ken le survivant, mais en fait non). C’est dans ce genre de décor qu’on découvre Roland, le dernier Pistolero, lancé à la recherche de la Tour Sombre, le pilier central des univers déjà bien abîmé qui menace de s’effondrer complètement.

Roland c’est Arthur sous les traits de Clint Eastwood, la Tour Sombre, c’est son Graal.

En théorie, la Tour Sombre est au milieu d'un champ de roses rouges, mais l'illustration a quand même la classe, non ?

Cette quête pour sauver les mondes sera aussi celle de la rédemption pour Roland, qui devra se confronter à son passé et aux raisons qui ont fait que « le monde à changé ». J’aime bien cette phrase ça fait critique sérieuse.

C’est bien mieux expliqué dans le bouquin mais le destin (le Ka) va obliger Roland à trouver des compagnons (et former un Ka-Tet) pour l’aider dans son périple. Et comme y a plus grand monde dans son univers, il va devoir aller les chercher dans le New York de notre univers et, pour simplifier, à différentes époques. Eddie est un junkie des années 90 qui devra se sevrer sur une plage occupée par des homard gigantesques et agressifs. Odetta est une afro-américaine schizophrène en fauteuil roulant kidnappée dans les années 60 et qui va mal le prendre. Jake, enfin, est un jeune garçon que le Pistolero sauvera de la mort dans les 70’s.

Odetta / Detta / Susannah... Elle est pas toute seule dans sa tête.

Je vais bientôt arrêter de spoiler (j’ai déjà balayé les deux ou trois premiers romans, à la louche), mais le Ka-Tet de Roland croisera aussi un train poseur d’énigmes, des animaux gigantesques, des sbires pas commodes, des personnages (ou des lieux) venus d’autres romans, ceux de King notamment (d’où les passerelles évoquée plus haut), avant de croiser l’auteur lui même.

Et la fin… La fin est juste l’une des plus belle, et peut-être la moins décevante, que j’ai jamais lu.

En plus de la « préquelle » à paraître (et prévue pour s’insérer entre les tomes 4 et 5), il existe un Vade Mecum (sorte d’encyclopédie de l’univers) en plusieurs tomes et un comic book retraçant l’histoire de Roland de façon plus chronologique, graphiquement impressionnant et qui se permet de combler certains vides dans l’histoire du roman (je vous en conseille la lecture après celle des trois premiers tomes du livre, au moins). Enfin, une adaptation ciné est en préparation entre les mains de Ron Howard (mais l’accouchement est difficile, risque de grossesse nerveuse ou de fausse couche à prévoir).

Jae Lee aux crayons, ça envoie !

La Tour Sombre c’est bon, mangez-en !

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Si toi aussi tu sais lire, lis La Tour Sombre !

4 réflexions sur “Si toi aussi tu sais lire, lis La Tour Sombre !

  1. Effectivement, une bien belle histoire ma foi.
    Je ne peux que plussoyer.

    J’ai eu un doute au moment de tourner la dernière page : je le fais ou pas ?
    Finalement, j’ai été surpris, mais au final, ça ne pouvait être qu’une fin dans ce genre.

    Malheureusement, même sur cette saga, j’ai eu le sentiment (comme nombres de ses autres romans) que la fin se précipitait : quand on voit le temps écoulé entre les trois derniers épisodes, comparativement aux trois premiers.

    Et puisque tu parles de lecture et de Stephen King, le dernier livre que j’ai apprécié est « Histoire de Lisey », où je n’ai pas eu ce sentiment de fin précipitée.

    Bibi

    PS : du coup tu as confirmation, il y a bien des lecteurs de ce blog qui lisent aussi des livres papiers ;)

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